Histoires d'un voyage | |
le choix et description musicale des paysPourquoi avoir choisi ces pays ?: L’Inde : Comment pourrais-je parler de musique indienne ? L’inde concerne 1/6ème de la population mondiale sur 3,3 millions de km2. Elle rassemble 1600 communautés avec autant de langues différentes. A cette extraordinaire richesse humaine correspond une abondance de styles musicaux. 2 choix s’offrent à moi aujourd’hui, soit orienter mon périple vers l’Inde du nord et ainsi pouvoir focaliser mes visites sur la musique hindoustanie soit vers l’Inde du sud et sa musique karnatique. Mon choix se porte vers le nord pour l’instant. Je traverserai donc Varanasi, mieux connue des occidentaux sous le nom de Bénarès. Une ville sacrée, magique, intense. Depuis 4000 ans, des milliers de pèlerins se baignent chaque jour dans le Gange. Tous les hindous rêvent d’être incinérés à Varanasi. Dans cette cité antique vivante, les sons des sitars se mêlent aux prières des hommes. Le rythme envoûtant des tablas s’échappe des fenêtres. C’est là qu’est né Ravi Shankar. Varanasi est un écrin pour la musique. En quelques mots cette musique hindoustanie suit une ligne mélodique unique, appuyée par le rythme rapide des percussions. Les notes semblent s’enfuir vers les graves et les aigus. La richesse des sons est surprenante. Tour à tour cristallins, nostalgiques, endiablés, légers, profonds….harmonieux 2000ans avant notre ère, les Aryens venus d’Asie Centrale chantaient les textes védiques dans la vallée de l’Indus (veda signifie « connaissance » en Sanskrit). Pendant 30 siècles, les instruments se sont développés. Vers le 16ème siècle, sous l’empire Moghol, la musique classique indienne s’est scindée en 2 branches principales : l’hindoustanie au Nord et la musique karnatique au sud. Elle a peu à peu perdu sa fonction religieuse pour atteindre le statut de divertissement de cour. Lors d’un concert, un interprète peut mettre une demi-heure à accorder son instrument. Puis il entre dans son univers et improvise. Les applaudissements sont considérés comme barbare. Rien peut interrompre la musique. L’Inde est bruyante,faites de sons. Des chants d’enfants, les cloches des temples, les transistors hurlant les derniers tubes, les klaxons délirants des camions Tata, les cris des vendeurs à la sauvette… je souhaite restituer cette ambiance grâce à l’enregistrement audio.
LA THAÏLANDE : Bangkok : La musique thaïlandaise faisait partie de la culture orale et n'avait donc pas développé de système de notation. " Comme système intégré et unique, la musique traditionnelle thaïlandaise n'a pas plus de 600 ans. La période classique, ou période de Bangkok qui commença en 1782 peut être considérée comme "l'apogée d'une évolution musicale ayant commencée au quatorzième et quinzième siècle avec l'émergence du royaume d'Ayutthaya" en 1350. La musique continua à se développer aux siècles suivants, malgré certaines oppressions de souverains tel Rama I et la chute d'Ayutthaya,(destruction de sa collection d'art et de ses bibliothèques lors d'un incendie en 1767).De cette destruction résulte la quasi impossibilité de reconstruire l'histoire de la musique thaïlandaise avant la période de Bangkok. Musique traditionnelle ou folklorique : Le Luk thung, ou musique country thaïlandaise, se développa dans les années 1920 afin de témoigner des épreuves et des tribulations des Thaïlandais de la campagne. Ponsri Woranut et Suraphon Sombatjalern furent les premières vedettes du genre, incorporant des influences latines américaines, asiatiques, et plus spécialement celle des musiques de films américains et de la musique country. Beaucoup des artistes les plus réputés viennent de la ville de Suphanburi (plaine centrale du pays), comme la méga star Pumpuang Duangjan, pionnière du luk thung électronique. La première radio spécialisée dans le luk thung fut créée en 1997.
Le Mor Lam est la musique folk du nord-est de la Thaïlande (l'Isan), qui a une population d'origine majoritairement laotienne. Le Mor Lam a beaucoup en commun avec le luk thung, comme par exemple son intérêt pour la vie des pauvres des régions rurales. Il se caractérise par sa rapidité, des vocales rythmiques et une influence funk aux percussions. Le chanteur, aussi appelé un Mor Lam, est souvent accompagné par un khên. Il y a environ quinze variations régionales de Mor Lam, plus des versions modernes comme le Mor Lam sing. Certains esprits conservateurs ont critiqué ces dernières, les accusant de commercialiser la culture traditionnelle. Aux alentours des années 1930, la musique classique européenne, le jazz et le tango étaient populaires. Puis, le jazz agrandit son influence jusqu'à dominer la musique thaïlandaise populaire, et Khru Eua Sunthornsananmis sur pied le premier groupe de jazz thaïlandais. La musique qu'il créa avec l'aide du groupe Suntharaporn et qui s'appela pleng Thai sakorn constitue un mélange de mélodies thaïlandaises et de musique classique occidentale. Cette musique continua d'évoluer en luk grung, une musique romantique à la mode dans les classes aisées.Le roi Bhumibol Adulyadej est un musicien et compositeur de jazz accompli. Dans les années 1960, le rock occidental était répandu et les artistes thaïlandais commencèrent à imiter des groupes comme Cliff Richard & the Shadows; cette musique s'appela wong shadow, et évolua rapidement en une forme de pop thaïlandaise appelée la musique string . La décennie suivante vit Rewat Buddhinan commencé à utiliser la langue Thaïe dans le rock. Les années 70 virent aussi l'émergence des chansons engagées appelées pleng phua cheewit ( chansons de la vie) Le précurseur des groupes de pleng phua cheewit s'appelait Caravan,et se distingua par son engagement dans le mouvement pour la démocratie. En 1976, la police et les activistes de droite attaquent les étudiants de l'université Thammasat.; Caravan ,ainsi que d'autres groupes et activistes, s'enfuirent dans les montagnes. Là-bas, Caravan a continué à distiller sa musique aux fermiers, et a composé son morceau le plus connu, "Khon Gap Kwaii" Dans les années 1980, pleng pua cheewit revint d'actualité grâce aux amnisties accordées aux dissidents. Des groupes comme Carabao devinrent numéro un des ventes et incorporèrent des critiques sociales acerbes dans leurs paroles. Depuis les années 1990, pleng phua cheewit a vu son audience diminuée, bien que des artistes tel Pongsit Kamphee continuent à bien vendre. La musique string (la pop thaïlandaise) a pris les commandes du marché de la musique dans les années 90, et les vedettes bubblegum pop comme Tata Young , Bird McIntyre et Asanee & Wasan sont devenues numéro un des ventes. En même temps, des artistes influencés par la musique pop anglaise comme Modern Dog devinrent populaires à la fin de cette décennie. En 2006, les groupes célèbres de rock thaïlandais sont Big Ass, Bodysam et Silly Fools.
L’Australie :
Joueur de didjiridoo Avec le succès remporté par l’agriculture et l’élevage au cours des deux cents premières années de la colonisation (européenne), les aborigènes furent chassés vers l’intérieur du pays, dans des régions inhospitalières, leur nombre diminuant jusqu’à atteindre un dixième de leur population initiale. Les circonstances ont fait que les aborigènes d’Australie sont restés des chasseurs et des cueilleurs, se servant encore d’outils en pierre, en os et en bois. Ce peuple, venu d’Asie du sud-est en pleine période glaciaire, a trouvé un nouveau moyen de survie, en harmonie avec la nature de leur nouvelle patrie. Malgré leur condition matérielle apparemment pauvre et le fait de se déplacer uniquement à pied, ils développèrent une culture distinctive, une mythologie admirable et un système complexe de liens sociaux. Chaque tribu était dirigée par des hommes expérimentés d’un certain âge connaissant toutes les lois de la tribu et à une mythologie complexe, qui était autrement tenue secrète. La musique, le chant et la danse ont toujours fait partie de la vie quotidienne. La musique aborigène : La seule musique indigène et originale d’Australie est la musique traditionnelle des aborigènes australiens. Leur musique a été presque entièrement négligée et incomprise pendant 150 ans, occasionnant la disparition complète d’un grand nombre de leurs cérémonies traditionnelles. La musique aborigène d’Australie est surtout vocale. Les mélodies consistent principalement d’une série de decrescendos d’une haute note jusqu’à une note plus basse, douce, soutenue ou répétée, suivie de sauts énergiques à un ton beaucoup plus haut ou intermittent succédés par d’autres decrescendos. Les trilles compliquées se mélangent constamment aux différents tons de decrescendos. La polyphonie est utilisée dans certaines régions. D’après les légendes, les chansons viennent des esprits et la plupart d’entre elles contiennent donc des paroles aux connotations sacrées. On les découvre "dans les rêves", alors que les chansons séculières sont composées "à l’aide du cerveau". Le rythme de la mélodie est gouverné par la structure de la chanson. Il y a parfois plus d’un rythme pour chaque texte. Le terme "chansons corroborées" est utilisé d’une façon superficielle pour identifier les chansons aborigènes sur lesquelles ils dansent lors des fêtes de camp. Partout, les chansons ont une très grande influence lors d'événements non-musicaux. Un grand nombre de groupes d’Australiens croient que les chansons permettent à leurs interprètes de faire appel aux pouvoirs surnaturels déposés jadis dans le sol par des ancêtres sacrés. Les chanteurs peuvent accéder à ce pouvoir seulement si leur représentation de toutes les caractéristiques techniques de la chanson est correcte et précise. Comme ce pouvoir peut être utilisé aussi bien pour le mal que pour le bien, un contrôle strict de l’enseignement de ces chansons puissantes est opéré. Un système d’exclusion est suivi, les gens les plus vieux et les plus sages devenant les seuls à les connaître. Le didjeridoo est le seul instrument à vent utilisé de nos jours. En fait, aucun instrument rythmique n’est trouvé dans le sud de l’Australie. Le rôle des danseuses est très restreint. Durant certaines des plus importantes cérémonies religieuses, elles dansent avec les hommes, quoique parfois dans un différent endroit. Durant certaines danses, où les hommes sont les participants principaux, les danseuses restent sur place tout en balançant leurs membres et en oscillant gracieusement. Le didjeridoo joue un rôle important dans les rituels, au cours de la cérémonie des pluies, par exemple, ou durant le kunapipi, un culte lié à la fécondité, où il symbolise la matrice de la Mère Originelle. Le didjeridoo est une trompette naturelle, de forme droite, sans bec, utilisée par les aborigènes de l’Australie du nord. Son nom est probablement d’origine européenne. Il existe 40 différents noms aborigènes pour cet instrument à travers l’Australie. Il est fabriqué avec une branche d’eucalyptus rendue creuse par les termites, dénudée de son écorce et dont les parois intérieures sont parfois légèrement émincées à chaque bout. Un cercle de cire d’abeille ou de gomme d’eucalyptus est mis au bout le plus étroit pour faire fonction de bec. Jadis, on utilisait le bambou dont les nœuds étaient brûlés avec un bâton enflammé, mais durant les années 70 le fer et les tuyaux en plastique étaient utilisés.
L’Amérique du sud : 1/ le Chili :La musique folklorique Chilienne s’inspire fortement des thèmes Andins et intègre souvent des flûtes et des tambours traditionnels. Le groupe le plus connu est Inti-Illumani. Le mouvement nueva cancion (nouvelle chanson) de la fin des années 60 et du début des années 70 s’est développé dans le giron politique effervescent de cette période, mais a été brutalement démantelé en 1973. Il a depuis effectué un modeste retour et s’appuie sur une voix qu’accompagne une guitare. Violetta Parra en était l’ambassadrice la plus connue.
2/ Le Pérou : Si la musique péruvienne ne ressemble à aucune autre d'Amérique du sud, c'est parce qu'il s'y mêle la triste mélancolie des indiens. Les premiers instruments de musiques découverts au Pérou ont étés trouvés dans la cité de Caral, des instruments à vent faits avec des os de pélicans. Les Andes sont une barrière naturelle qui a permit le développement de danses régionales, dans certaines régions elles sont si nombreuses que chaque village à la sienne, c'est le cas de Cuzco ou Puno. Le folklore a aussi intégré les traditions des immigrants espagnols mais également et particulièrement celui des africains. Le fruit du mélange entre l'occident et les Andes donne 1300 genres musicaux. La musique de la côte, elle, peut être divisée deux sous-catégories :
La danse nationale est la Marinera, danse de la cote dont la Zamacueca, la Valse et le Lando font partie. Il existe aussi un instrument originaire du Pérou comme le Cajón, que l'on peut traduire par la caisse, utilisé par les afro-péruviens. Il fut introduit dans le flamenco par Paco de Lucia, qui lui-même l'avait reçu de Caitro Soto, musicien de Chabuca Granda. La musique Péruvienne tire ses influences des civilisations amérindiennes et européennes. Les instruments de musique précolombiens comprenaient des flûtes, des tambours et d'autres percussions construites à base de coquillages et d'os.
Le Mexique :
Mariachis Un peu d'histoire. La musique qui régnait au Mexique il y a quelques siècles était composée de flûtes, tambours, en bois, en boue sèche et en escargots. Elle constituait un élément indispensable dans tous les rites sacrés. Par contre, l'arrivée du christianisme et des Espagnols dans beaucoup de régions apportèrent : violons, guitares, harpes, et instruments à vent. Les musiciens locaux n'ont pas seulement appris à jouer avec mais aussi à les fabriquer, et parfois à les concevoir à partir de leur imagination. Musique et danse étaient des éléments importants dans les productions théâtrales espagnoles, populaires à travers le monde entier pendant l'époque coloniale. Il y avait donc des orchestres qui accompagnaient le théâtre composé de violons, harpes et guitares. De ces groupes proviennent beaucoup de genre de musique au Mexique, entre autres, les mariachis.
Que signifie le mot "Mariachis" ? Beaucoup de musicologues et folkloriques se posèrent la question. Selon les rumeurs "touristiques et celles qu'il y a sur les pochettes des disques", c'est un dérivé du mot "mariage" héritage de l'époque française où Maximilien fut empereur du Mexique. D'après cette légende, le mariachi fut nommé par les français, lors des fêtes de mariage. Mais cette légende fut totalement démentie, avec la découverte de l'usage de ce mot dans un document qui datait d'avant l'arrivée des français au Mexique. Maintenant, la plupart des spécialistes pensent que le mot "mariachi" provient de racines indigènes. Selon quelques théories, il dérive du nom du bois avec lequel on fabriquait les planches sur lesquels on dansait pour accompagner le rythme de la musique locale. Ceci dit, la véritable origine, est, et sûrement personne ne le découvrira, bien intéressante : "Mariachi" veut dire un concept musical des plus intéressant du monde.
Les mariachis et la danse: C'est important de rappeler que ce genre de musique, non seulement se jouait et se chantait, mais aussi, depuis le début se dansait. Une forme de danse qui s'associe par tradition avec le "son jaliciense" et le "son jarocho", le "zapateado", un style qui a eu ses origines en Espagne. Lorsque l'on fait du "zapateado", le danseur frappe les talons de leurs bottes avec le plancher en marquant des rythmes rapides et quelques syncopes qui complètent le dynamisme des instruments. Le zapateado peut même faire des éclats de bois du plancher tellement il se danse avec intensité et force. Chaque variante régionale de ce genre de musique a son propre style de danse. Le huapango ou huasteco, auxquels peuvent se rajouter le son jaliciense et le son jarocho, se danse sur du plancher. A certains endroits, (surtout à Jalisco) les danseurs s'assoient sur des cruches en boue sèche. Pour danser le huapango, les couples s'alignent en lignes parallèles. Le torse se maintient droit pendant que les pieds glissent subtilement, exécutant des pas rapides et complexes. De nos jours, les danseurs parfois se mettent un verre d'eau sur la tête pour démontrer leur agilité et leur control absolu. Les personnes qui furent importantes à la musique du Mariachi : Le groupe le plus important de la musique fut les Mariachis Vargas de Tecalitlán. Le président invita ce groupe à jouer de la musique en 1934. Grâce à cette invitation, ils ont eu énormément de succès. Il y a aussi eu Pedro Infante, Miguel Aceves Mejia, Lola Beltrán, et José Alfredo Jimenez. La musique, la negra, est LE morceau que les mariachis jouent à leur arrivée. Si vous allez au Mexique, il est donc indispensable d'avoir écouté de vrais mariachis. Sur la place Garibaldi ou sur les barques à Xochimilco, ils sont de partout. Ils apportent joie et bonheur tout au long de leur présence grâce à leur musique chaleureuse. Plusieurs éléments de la musique mexicaine sont antérieurs à la conquête espagnole, en particulier l'usage des percussions qui accompagnent traditionnellement les danses.
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